lundi 25 septembre 2017

Victoire du kahanisme en Israël


Le conférencier israélien David Sheen révèle un aspect de la société israélienne que les médias ne montrent jamais: un racisme d'une prégnance et d'une violence qui feraient pâlir toutes les statistiques d'antisémitisme à travers le monde.


Israel + Palestine in the Gilded Age



Inside Israel's Race Wars



Zionism's Anti-African Front



Israeli Government Jewish Home Faction


L'Américain d'origine juive de gauche Max Blumenthal, collaborateur occasionnel de Sheen, élabore sur la victoire du kahanisme en Israël (il y consacre un chapitre) dans un de ses derniers livres: Goliath: Fear and Loathing in Greater Israel




Sur ce blog:

De colombes libérales pour la justice sociale et contre la guerre du Vietnam à faucons néocons pro-guerre sans fin pour Israël : le mythe de la guerre de Six Jours, à la base de l'insécurité et de la droitisation chez les juifs

Avant de parler de boycott anti-Israël, une mise au point s'impose concernant le boycott des non-juifs par Israël

"Netanyahou m'a personnellement confirmé que ça marche". Le président Trump cite le président israélien Benjamin Netanyahou pour défendre son idée de mur auprès du président mexicain.

Rapport censuré et démission au Conseil des droits l'homme de l'Onu : preuve qu'Israël réussit à grand-peine à garder l'Onu sous son contrôle

Israël intensifie sa guerre contre le mouvement de boycott (BDS), assurant ainsi la victoire à long terme de ce dernier

Rapport censuré et démission au Conseil des droits l'homme de l'Onu : preuve qu'Israël réussit à grand-peine à garder l'Onu sous son contrôle

Un peu de pub bien méritée pour l'intellectuel intègre Pascal Boniface, antidote aux "cerveaux malades" de la "dissidence"

En Israël, la pègre juive dite "russe" favorise le sionisme le plus extrémiste, représenté par Avigdor Li(e)berman, leader du daech judaïque ("Jewish ISIL")

Le rôle disproportionné des juifs et des sionistes dans les réseaux islamophobes de la droite américaine, dans les années qui ont suivi le 11 septembre 2001

Palestine: Peace Not Apartheid (2007), New York Times Bestseller. Le livre "négationniste" de Jimmy Carter a soulevé l'ire des organisations juives sionistes et mémorielles

L'administration Obama antijuive? Israël dénonce les propos de l'ambassadeur des États-Unis en Israël, Dan Shapiro, qui s'inquiète du "deux poids deux mesures" systématique d'Israël dans son traitement des droits des juifs et des non-juifs dans les territoires occupés. (En référence aux récentes violences de colons juifs envers des Palestiniens.) Le département d'État renchérit en décidant que l'étiquetage obligatoire des produits des colonies illégales est acceptable et n'est pas synonyme de boycott.

Dans la série des terroristes juifs dont vous n'avez jamais entendu parler: un terroriste juif, fervent supporteur de la campagne de Ted Cruz à la présidence US, ne suscite aucune controverse en félicitant les extrémistes juifs responsables de l'incendie qui tua un bébé palestinien. Comme ce fut le cas pour l'assassin d'Yitzhak Rabin ou pour le meurtrier de masse Baruch Goldstein, les proches d'un des individus inculpés pour le meurtre du bébé palestinien clament son innocence et en font même un martyr héroïque...

Le grand rabbin Yitzhak Yossef, fils du célèbre défunt grand rabbin Ovadia Yossef, rappelle qu'en principe les non-juifs ne devraient pas pouvoir vivre en Israël, et cautionne l'assassinat préventif des "terroristes", les controversés assassinats extrajudiciaires d'Israël dénoncés même par les États-Unis. Loin d'être une anomalie, ce type de discours témoigne--au même titre que la ségrégation dans les maternités--du racisme de l'ensemble de la société israélienne.

Les nouveaux "nationalistes" vont tomber en amour avec le projet de Bibi: entourer Israël de hautes clôtures pour protéger la cité et sa haute culture contre les hordes barbares d'animaux sauvages. Comme disait Zemmour, "ça ne me gêne pas". Bibi pourra citer l'exemple de Calais pour se justifier et narguer l'Europe.

L'Europe et surtout la Suède antijuives? L'Union européenne condamne les colonies illégales israéliennes, permet l'étiquetage obligatoire de leurs produits. Tout est en place pour le faux Armageddon prophétisé par le sionisme chrétien, prédisant l'avènement d'une Europe antijuive faisant la guerre à Israël.

La télé publique américaine antijuive? Dans la tête de Bibi Netanyahou le psychopathe : un nouveau documentaire de PBS décrit son obsession de l'éternel retour de la Shoah et de la menace nazie, et explique comment il a réussi à rendre la paix impossible et à s'aliéner la quasi totalité de la planète, incluant même son plus grand allié officiel, les États-Unis.

Les médias européens antijuifs? Un reportage d'Arte lève le voile sur le combat politique et terroriste du messianisme juif extrémiste 


dimanche 24 septembre 2017

De Reagan à Sanders


Il peut paraître inutile de se pencher sur l'évolution de la politique états-unienne depuis l'ère reaganienne, pourtant c'est ce qui permet de comprendre le mieux le phénomène Trump. L'ère reaganienne a non seulement inauguré l'alliance du capitalisme sauvage, du fondamentalisme chrétien et du faux populisme réactionnaire dans le camp républicain, elle a également inauguré le démantèlement complet des idées socialistes (New Deal) dans le camp démocrate. 

Le journaliste Thomas Frank, ancien reaganien devenu grand fan du mouvement lié à Bernie Sanders, a l'intelligence de discerner entre le populisme authentique - de nature économique - et le faux populisme créé par les républicains (Fox, Tea Party, birthers, trumpisme, etc.). Obama, grand orateur animé d'un idéal libéral quasi révolutionnaire, aurait dû engendrer un tel mouvement populiste économique, s'il avait été conséquent avec ses nombreux discours contre les banques; c'est pourquoi les républicains ont pris les devants et lui ont littéralement coupé l'herbe sous le pied en créant le mouvement de contestation Tea Party. Astucieux, les républicains ont littéralement volé sa cause à Obama. Trump est en quelque sorte l'ombre d'Obama et de son esprit contestataire, presque révolutionnaire. La contestation des traités de libre-échange aurait dû être le travail d'Obama, mais c'est Trump qui l'a fait. Obama a été trop influencé par le courant anti-socialiste des Clinton, pour des questions bassement électoralistes. (N'oublions pas que ce fut Bill Clinton, allié à Al Gore, qui mena les Chicago Boys à imposer le capitalisme sauvage en Europe de l'Est dans les États de l'ex-URSS.) L'ère Obama s'est avérée décevante à maints égards, Trump a pu ainsi voler lui la vedette en incarnant le "vrai populiste" à sa place. Or le trumpisme s'avère être un faux populisme créé expressément par les républicains afin de récupérer les forces vives de contestation du peuple américain après la crise financière de 2008 et de les orienter dans le sens de leurs lubies anti-socialistes (ex: Trump poursuit dans la même voie avec ses menaces contre le Vénézuela, l'accusant d'être dans une situation trouble en raison précisément de son socialisme, ce qui lève le voile en fait sur sa propre pensée ultra-libéraliste, capitaliste sauvage).

Il n'y a plus guère que Bernie Sanders pour représenter un authentique populisme, le populisme économique (contre le pouvoir des banques, pour des soins de santé universels, l'université gratuite, etc.), et même, depuis peu, un authentique populisme non-interventionniste en matière de politique étrangère. À ce sujet, voir le précédent article de ce blog.




Corporate Democrats Have a Vested Interest in Not Listening to Workers - RAI with Thomas Frank (1/6)



Clinton Attacks Sanders in New Book – RAI With Thomas Frank (2/6)



Liberal Elite Doesn't Care Much About Inequality - RAI with Thomas Frank (3/6)



Clinton Democrats Hate the Left - RAI with Thomas Frank (4/6)



From Ronald Reagan to Bernie Sanders - RAI with Thomas Frank (5/6)



Prisoners of Hope - RAI with Thomas Frank (6/6)





Sur ce blog:

De colombes libérales pour la justice sociale et contre la guerre du Vietnam à faucons néocons pro-guerre sans fin pour Israël : le mythe de la guerre de Six Jours, à la base de l'insécurité et de la droitisation chez les juifs

Le Nouveau Monde, Nouvel Israël? Sion en Amérique : la Maison blanche plus que jamais sous influence de la secte dominioniste. Ce puissant mouvement religieux et politique de droite voit en Trump le prophète devant accomplir le glorieux destin de l'exceptionnalisme états-unien

Conflit entre la Corée du Nord et Israël, et possible conflit nucléaire avec les USA de Trump: rappelons les menaces de l'ancien ambassadeur d'Israël aux Nations unies Dan Gillerman sur Fox News en 2013: "Si la Corée du Nord continue dans cette voie, elle devrait être rayée de la carte, ce serait un excellent message, très clair, au reste du monde et spécialement à l'endroit des Iraniens"

Pour Stephen Bannon et l'Alt-Lite de Breitbart and co., "anti-Israël" rime avec "contrôlé par les juifs". Infowars (Alex Jones) en renfort pour nous convaincre que Bannon a raison...

Du mythe de l'appui inconditionnel des juifs pour le communisme et les droits civiques des noirs... Quand la branche américaine de la LDJ travallait avec le FBI pour traquer et attaquer les groupes noirs, les diplomates soviétiques et des arabes

La désinformation en marche: Pourquoi il faut rompre avec l'anticommunisme dépassé. (Aurait-on oublié que le concept de "nouvel ordre mondial" célèbre expressément la fin du communisme?) Contre le droitisme retardataire des milieux conspirationnistes.

Pendant que Corbyn le socialiste pro-palestinien nouvellement élu à la tête du Parti Travailliste anglais se fait trucider dans les grands médias anti-antisémites néolibéraux bien-pensants, de plus en plus de dissidents nationalistes américains (même les antijuifs) tombent dans le piège de la nouvelle droite sioniste et deviennent leurs idiots utiles les plus efficaces

L'ère messianique reaganienne